jeudi 30 mars 2017

pint philatélique de Toulouse


Comme de coutume, j'ai fait une réclamation et la réponse de PHIL@POSTE est édifiante - cf ci-dessous 

Nous avons 300 bureaux philatéliques qui ont tous reçu une information complète sur la finalité de leur appellation et une documentation de plus de 50 pages dans laquelle figure notamment la consigne d’évitement de la double oblitération.
J’ai pour ma part visité plus de 80 bureaux phila et je rappelle à chaque fois ce point.

Très clairement, et sans langue de bois, il y a 300 cachets philatéliques (un par bureau), seulement quelques oblitérations demandées chaque jour, et vouloir éviter ces accidents toujours et partout relève de la chimère. Nous faisons tout pour cela, bien sùr, mais l’expérience montre que même du courrier signalé « à ne pas réoblitérer » pour la chaine d’acheminement peut passer « au travers ». La Poste fonctionne désormais sous une organisation industrielle, loin de la proximité artisanale d’autrefois, avec les contraintes de cette organisation industrielle.
Il est matériellement impossible de sensibiliser les 250 000 postiers en permanence à cette question, et il n’est pas possible non plus de mettre en place des process spécifiques d’acheminement pour les quelques dizaines d’objets oblitérés philatéliquement qui empruntent cette grosse machine industrielle  organisée pour traiter des millions d’objets chaque jour (sauf l’usage d’une double enveloppe). Donc très concrètement la question que vous évoquez ne peut dans l’état actuel des choses être « réglée » définitivement.

Le cachet philatélique est effectivement très peu demandé en bureau phila. Un conseiller clientèle en bureau de poste ne peut être hyper-spécialisé dans tous les produits qui y sont vendus et vous savez comme moi que la philatélie n’est plus une demande majeure des Français.

Concernant l’application du cachet, je vous confirme que seul un postier dispose du droit d’oblitérer et le cachet ne doit jamais être laissé à la disposition du client. Mais je ne connais aucun cas où, en échangeant avec le postier et en lui expliquant votre demande il refuse de vous laisser faire.

Compte tenu de votre expertise philatélique et de celle de M. Montagne, je ne peux que vous inviter, lorsque vous constatez que le postier n’est pas autant au fait de la chose philatélique que vous le souhaiteriez, à lui expliquer vos demandes avec constance et sérénité, et en lui rappelant de bien mettre votre courrier « dans le bac ou la caissette contenant les objets déjà oblitérés ou celui contenant du courrier affranchi à la machine ». Ces séparations n’existent d’ailleurs pas forcément partout.

Les cas de double oblitération restent une exception et je suis attentif à vos remontées : nous signalons aux bureaux concernés les erreurs, comme nous l’avons fait pour le  cas de Lyon Villette. Je vais le faire au responsable de Toulouse Capitole.
Ainsi que le disait Jean Jaurès, « il faut aller à l’idéal mais comprendre le réel ». Soyez sûr que nous nous efforçons constamment d’atteindre cet idéal, en sachant bien qu’il faut « cent fois sur le métier remettre son ouvrage ».

Merci encore de vos signalisations, très cdlt,

F. Mennessiez

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